Pully, Paudex, Belmont : la génération de toits plats de 1950-1970 arrive à terme
Pully, Paudex et Belmont-sur-Lausanne se sont construites pour l’essentiel entre 1950 et 1970. Les étanchéités de cette période, même refaites une fois depuis, arrivent aujourd’hui au bout de leur cycle.
Publié le 24 août 2026 · 357 mots · Toiture Lavaux-Oron
Trois communes, vingt ans, un même geste architectural
Pully compte 19 538 habitants sur 5,85 km², Paudex 1 509 sur 0,48 km² — la commune la plus dense du district avec 3 144 habitants au kilomètre carré. Belmont, à 640 mètres, affiche 1 477 habitants au kilomètre carré.
Un parc bâti qui vieillit ensemble
Ces trois communes ont basculé du village viticole à la banlieue au moment où le toit plat et la toiture-terrasse étaient l’écriture dominante. Le résultat est un parc bâti remarquablement homogène — et qui vieillit ensemble.
Une étanchéité ne meurt pas au milieu
La partie horizontale d’un toit plat est rarement ce qui lâche. Ce qui lâche, c’est le relevé : la remontée verticale de l’étanchéité contre l’acrotère, le mur, le seuil de porte-fenêtre ou la souche de ventilation.
Pourquoi c’est toujours le relevé
La raison est mécanique. Le relevé travaille en flexion à chaque dilatation, il prend le soleil sur deux faces, et sa fixation haute est le seul point qui empêche l’eau de passer derrière.
Les quatre signes, dans l’ordre où ils apparaissent
Aucun de ces signes ne mouille encore un plafond. Tous coûtent nettement moins cher traités à ce stade.
- Une flaque qui reste plus de 48 heures après la pluie : contre-pente ou isolant tassé.
- Des cloques dans la membrane : de la vapeur emprisonnée sous l’étanchéité.
- Du gravier qui a migré : la membrane est nue au soleil là où il manque.
- Une évacuation qui gargouille : elle est déjà à moitié bouchée.
Le trop-plein, souvent absent
Un toit plat évacue par des naissances d’écoulement. Si la seule naissance se bouche, l’eau monte et la dalle prend une charge qu’elle n’a pas été calculée pour porter.
Ce que la règle de l’art impose
La règle de l’art impose donc un trop-plein : une sortie percée dans l’acrotère qui laisse l’eau se déverser visiblement en façade. Sur les toitures des années 1960 du district, il manque souvent — et son absence ne se voit que le jour où elle compte.
Un trop-plein qui coule est une bonne nouvelle
Il signale que l’évacuation principale ne fait plus son travail, et il le signale AVANT que la dalle soit chargée.
Une cascade en façade pendant un orage n’est pas un défaut : c’est un avertissement qui fonctionne.
L’amiante, parce que c’est avant 1991
Ces bâtiments sont antérieurs à 1991. Certaines colles bitumineuses et certains produits d’étanchéité de l’époque contenaient de l’amiante, et la question se pose avant d’ouvrir une membrane.
Deux régimes, selon les travaux
Pour les travaux soumis à autorisation, le diagnostic est obligatoire (art. 103a LATC). Pour les autres, l’art. 3 OTConst oblige l’entreprise à identifier le danger avant d’intervenir.
La seule fenêtre pour isoler
Une réfection d’étanchéité est le moment où l’isolation d’un toit plat se reprend, parce que c’est le seul moment où on y accède. Après, il faudrait rouvrir.
Et le seul poste subventionné
Et c’est aussi le seul poste subventionné : CHF 40.–/m² pour une valeur U inférieure ou égale à 0,20 W/m²K, CHF 70.–/m² pour U ≤ 0,15, avec un minimum de CHF 3 000.– par demande et aucune rétroactivité.
Populations OFS au 31 décembre 2024. Barème : Programme Bâtiments 2026, version 1.1 de janvier 2026. Relevé du 24 août 2026.
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