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Toiture Lavaux-Oron 021 539 16 55

Cheminées et sorties de toit dans Lavaux-Oron : solins, souches, étanchéité

Chaque objet qui traverse un toit crée quatre côtés à refermer. La souche de cheminée est le plus gros d’entre eux, le plus ancien, et de loin l’origine la plus fréquente d’une infiltration.

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  • Solins, bavettes et couronnement — les trois points qui lâchent.
  • Reprise systématique lors d’une réfection : le solin ne survit pas à la dépose.
  • Ventilations, antennes et sorties diverses : les mêmes règles, en plus petit.

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Pourquoi c’est presque toujours la cheminée

Un obstacle au milieu de l’écoulement

Une souche de cheminée est un mur planté en travers d’une pente. L’eau qui descend le versant vient buter contre son côté amont, s’accumule, et cherche un passage. Aucun autre point du toit ne subit ça.

Le solin, la bavette, la contre-bavette

Le solin est la pièce de métal — souvent du plomb, parfois du zinc — qui recouvre le joint entre la maçonnerie et la couverture. La bavette la prolonge sur la tuile, la contre-bavette la ferme dans la maçonnerie. Il faut les trois pour que le joint tienne.

Solin de plomb rabattu contre une souche de cheminée en brique, sur un toit en tuiles plates
Le solin ferme le joint entre la maçonnerie et la couverture. C’est l’origine la plus fréquente d’une infiltration.
Souche de cheminée en brique dépassant d’un toit, vue depuis le sol
Une souche ancienne se contrôle en même temps que la couverture : le mortier de couronnement vieillit plus vite que la tuile.

Le mortier n’est pas une étanchéité

Un solin simplement collé au mortier tient quelques années, puis se fissure : la maçonnerie et le métal ne se dilatent pas au même rythme. C’est la réparation la plus courante qu’on trouve sur les toitures anciennes du district — et celle qui revient toujours.

Le couronnement, l’autre point faible

Le dessus de la souche est exposé à tout : pluie battante, gel, écarts thermiques entre l’intérieur du conduit et l’extérieur. Un couronnement fissuré laisse entrer l’eau dans la maçonnerie, qui ressort plus bas — parfois à l’intérieur, souvent sans qu’on pense à la cheminée.

L’église Saint-Maurice de Châtillens, vue de côté, avec son mur de pierre et sa longue toiture
Châtillens est l’une des onze localités réunies sous le nom d’Oron depuis 2012.
Noue en cuivre neuve, pliée et soudée au raccord de deux pans de toiture
Une noue en cuivre posée à neuf. Le pliage et la soudure sont du travail de ferblantier, pas de couvreur.

Ce qu’on regarde depuis le sol

  • Des joints creusés ou une brique qui s’effrite en haut de souche.
  • Une trace sombre qui descend du solin sur la couverture.
  • Un solin décollé ou soulevé sur un angle.
  • De la mousse concentrée juste sous la souche : l’eau y stagne.

Les autres pénétrations

Ventilations sanitaires, sorties de VMC, passages d’antenne, tubages de poêle, chatières : plus petits, plus nombreux, et soumis exactement aux mêmes règles. Chacun a besoin de sa pièce de raccordement, adaptée au format de tuile.

Faîtage d’un toit en tuiles de terre cuite, avec ses tuiles de rive
Le faîtage ferme le sommet du toit. Scellé au mortier, il se fissure ; posé à sec, il se contrôle.
Rangées serrées de tuiles de terre cuite anciennes, vues de biais
Des tuiles anciennes, épaisses et irrégulières. Sur le coteau, leur teinte est ce que la commune regarde en premier.

Les conduits abandonnés

Une souche qui ne sert plus reste un trou dans le toit et un pont thermique dans les combles. Deux options : la conserver et l’étanchéifier proprement, ou la déposer sous la ligne de toiture et refermer la couverture. La seconde coûte plus cher une fois et rien ensuite.

Sur le coteau, la souche est aussi un élément de paysage

Dans les villages ISOS du Lavaux — Lutry, Cully, Grandvaux, Riex, Épesses, Rivaz, Saint-Saphorin — la silhouette des souches fait partie de ce qui est protégé. Déposer une cheminée ou changer son couronnement n’y est pas un geste anodin : le projet passe par la municipalité, qui peut saisir le service cantonal des monuments et sites.

Toiture en ardoise sur un bâtiment de pierre, sous un ciel bleu
L’ardoise dure plus longtemps que la tuile mais se répare autrement : élément par élément, avec des crochets.
Paratonnerre dressé entre deux souches de cheminée sur un toit en tuiles
Le paratonnerre se contrôle périodiquement, et sa descente se reprend chaque fois qu’on touche à la couverture.

Et sur les bâtiments anciens du plateau

À Oron, à Montpreveyres, sur les fermes du Jorat, les souches sont massives et souvent antérieures à 1991. La question de l’amiante se pose alors sur les matériaux de calfeutrement et sur certaines plaques de couverture d’époque.

Ce qui se reprend lors d’une réfection

Un solin ne survit pas à la dépose de la couverture : il se déforme, et le remettre en place revient plus cher que le refaire. Sur une réfection, tous les solins et toutes les bavettes sont donc repris à neuf — c’est un poste du devis, pas une option.

Sources : RLATC (RSV 700.11.1), art. 68 et 68a ; art. 103a LATC pour l’amiante. Relevé du 24 août 2026.

Questions fréquentes

Noue en cuivre neuve, pliée et soudée au raccord de deux pans de toiture
Une noue en cuivre posée à neuf. Le pliage et la soudure sont du travail de ferblantier, pas de couvreur.
Ma cheminée fuit, faut-il refaire tout le toit ?

Presque jamais. Un solin se reprend seul, avec la dépose de quelques rangs de tuiles autour de la souche.

On refait la couverture entière si, en ouvrant, on découvre que le support ou le lattage est atteint sur une zone plus large que la souche.

Plomb ou zinc pour un solin ?

Le plomb se façonne à la main et épouse une maçonnerie irrégulière : c’est le choix classique sur du bâti ancien. Le zinc est plus rigide, plus régulier, et convient mieux à une maçonnerie droite et récente.

Peut-on supprimer une cheminée inutilisée ?

Oui, en la déposant sous la ligne de toiture et en refermant la couverture. Cela supprime un point d’entrée d’eau et un pont thermique.

Mais dans les villages inscrits à l’inventaire ISOS du Lavaux, la silhouette des souches fait partie de ce qui est protégé : le projet passe par la municipalité.

Une trace au plafond près de la cheminée, est-ce forcément le solin ?

Pas forcément. Un couronnement fissuré laisse l’eau entrer par le haut de la maçonnerie, descendre dans le conduit ou dans le mur, et ressortir plus bas. On regarde donc le dessus de la souche autant que sa base.

Les sorties de VMC posent-elles les mêmes problèmes ?

Les mêmes, en plus petit. Chaque traversée a besoin de sa pièce de raccordement adaptée au format de tuile. Une sortie posée avec un simple joint souple tient une saison ou deux.

Faut-il un ramoneur ou un couvreur ?

Les deux, pour deux choses différentes. Le ramoneur s’occupe du conduit et de la sécurité de combustion ; le couvreur s’occupe de l’étanchéité entre la souche et le toit. Une souche peut être parfaitement ramonée et fuir.

Où cette prestation revient le plus souvent

Chaque commune a sa page, avec son altitude, son bâti dominant et son statut au périmètre UNESCO. Voir les 16 communes.

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