Cheminées et sorties de toit dans Lavaux-Oron : solins, souches, étanchéité
Chaque objet qui traverse un toit crée quatre côtés à refermer. La souche de cheminée est le plus gros d’entre eux, le plus ancien, et de loin l’origine la plus fréquente d’une infiltration.
- Solins, bavettes et couronnement — les trois points qui lâchent.
- Reprise systématique lors d’une réfection : le solin ne survit pas à la dépose.
- Ventilations, antennes et sorties diverses : les mêmes règles, en plus petit.
Devis pour ce poste
Trois champs, et on vous rappelle. Pour une fuite en cours, l’appel est plus rapide.
Pourquoi c’est presque toujours la cheminée
Un obstacle au milieu de l’écoulement
Une souche de cheminée est un mur planté en travers d’une pente. L’eau qui descend le versant vient buter contre son côté amont, s’accumule, et cherche un passage. Aucun autre point du toit ne subit ça.
Le solin, la bavette, la contre-bavette
Le solin est la pièce de métal — souvent du plomb, parfois du zinc — qui recouvre le joint entre la maçonnerie et la couverture. La bavette la prolonge sur la tuile, la contre-bavette la ferme dans la maçonnerie. Il faut les trois pour que le joint tienne.
Le mortier n’est pas une étanchéité
Un solin simplement collé au mortier tient quelques années, puis se fissure : la maçonnerie et le métal ne se dilatent pas au même rythme. C’est la réparation la plus courante qu’on trouve sur les toitures anciennes du district — et celle qui revient toujours.
Le couronnement, l’autre point faible
Le dessus de la souche est exposé à tout : pluie battante, gel, écarts thermiques entre l’intérieur du conduit et l’extérieur. Un couronnement fissuré laisse entrer l’eau dans la maçonnerie, qui ressort plus bas — parfois à l’intérieur, souvent sans qu’on pense à la cheminée.
Ce qu’on regarde depuis le sol
- Des joints creusés ou une brique qui s’effrite en haut de souche.
- Une trace sombre qui descend du solin sur la couverture.
- Un solin décollé ou soulevé sur un angle.
- De la mousse concentrée juste sous la souche : l’eau y stagne.
Les autres pénétrations
Ventilations sanitaires, sorties de VMC, passages d’antenne, tubages de poêle, chatières : plus petits, plus nombreux, et soumis exactement aux mêmes règles. Chacun a besoin de sa pièce de raccordement, adaptée au format de tuile.
Les conduits abandonnés
Une souche qui ne sert plus reste un trou dans le toit et un pont thermique dans les combles. Deux options : la conserver et l’étanchéifier proprement, ou la déposer sous la ligne de toiture et refermer la couverture. La seconde coûte plus cher une fois et rien ensuite.
Sur le coteau, la souche est aussi un élément de paysage
Dans les villages ISOS du Lavaux — Lutry, Cully, Grandvaux, Riex, Épesses, Rivaz, Saint-Saphorin — la silhouette des souches fait partie de ce qui est protégé. Déposer une cheminée ou changer son couronnement n’y est pas un geste anodin : le projet passe par la municipalité, qui peut saisir le service cantonal des monuments et sites.
Et sur les bâtiments anciens du plateau
À Oron, à Montpreveyres, sur les fermes du Jorat, les souches sont massives et souvent antérieures à 1991. La question de l’amiante se pose alors sur les matériaux de calfeutrement et sur certaines plaques de couverture d’époque.
Ce qui se reprend lors d’une réfection
Un solin ne survit pas à la dépose de la couverture : il se déforme, et le remettre en place revient plus cher que le refaire. Sur une réfection, tous les solins et toutes les bavettes sont donc repris à neuf — c’est un poste du devis, pas une option.
Sources : RLATC (RSV 700.11.1), art. 68 et 68a ; art. 103a LATC pour l’amiante. Relevé du 24 août 2026.
Questions fréquentes
Ma cheminée fuit, faut-il refaire tout le toit ?
Presque jamais. Un solin se reprend seul, avec la dépose de quelques rangs de tuiles autour de la souche.
On refait la couverture entière si, en ouvrant, on découvre que le support ou le lattage est atteint sur une zone plus large que la souche.
Plomb ou zinc pour un solin ?
Le plomb se façonne à la main et épouse une maçonnerie irrégulière : c’est le choix classique sur du bâti ancien. Le zinc est plus rigide, plus régulier, et convient mieux à une maçonnerie droite et récente.
Peut-on supprimer une cheminée inutilisée ?
Oui, en la déposant sous la ligne de toiture et en refermant la couverture. Cela supprime un point d’entrée d’eau et un pont thermique.
Mais dans les villages inscrits à l’inventaire ISOS du Lavaux, la silhouette des souches fait partie de ce qui est protégé : le projet passe par la municipalité.
Une trace au plafond près de la cheminée, est-ce forcément le solin ?
Pas forcément. Un couronnement fissuré laisse l’eau entrer par le haut de la maçonnerie, descendre dans le conduit ou dans le mur, et ressortir plus bas. On regarde donc le dessus de la souche autant que sa base.
Les sorties de VMC posent-elles les mêmes problèmes ?
Les mêmes, en plus petit. Chaque traversée a besoin de sa pièce de raccordement adaptée au format de tuile. Une sortie posée avec un simple joint souple tient une saison ou deux.
Faut-il un ramoneur ou un couvreur ?
Les deux, pour deux choses différentes. Le ramoneur s’occupe du conduit et de la sécurité de combustion ; le couvreur s’occupe de l’étanchéité entre la souche et le toit. Une souche peut être parfaitement ramonée et fuir.
Où cette prestation revient le plus souvent
Chaque commune a sa page, avec son altitude, son bâti dominant et son statut au périmètre UNESCO. Voir les 16 communes.
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